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Actualités viticoles

Bergerac Les viticulteurs, victimes d’un manque d’information économique

Publié le mercredi 06 février 2013 - 15h54

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Michel Delpon, président du CIVRB (Comité interprofessionnel des vins de Bergerac), annonce le lancement d’une étude sur la rentabilité des entreprises viticoles. Objectif : donner aux vignerons des outils de réflexion pour faire les bons choix et éviter de brader leur vin.

Michel Delpon, président du Comité interprofessionnel des vins de Bergerac. © CIVRB

Michel Delpon, président du Comité interprofessionnel des vins de Bergerac. © CIVRB

La Vigne : Alors que la situation s’améliore à Bordeaux, où le cours moyen de l’AOC régionale se rapproche enfin des 1 000 euros du tonneau, le bergerac rouge reste inférieur à 800 €/le tonneau. Pourquoi ?
Michel Delgon : Beaucoup de vignerons sont mal informés et ne tiennent pas toujours compte de leurs prix de revient lors de leurs négociations. Ils bradent leurs produits au-dessous du prix convenable, ce qui ne se justifie pas, car les quantités produites sont en baisse depuis trois ans. Nous n’avons pas de problème de stock et nos disponibilités sont équilibrées. C’est face à ce constat que nous avons décidé de réaliser une étude économique auprès de tous les viticulteurs.

La Vigne : Quel va être précisément le contenu de cette étude ?

M.D. : Il s’agira d’analyser l’activité et les performances des exploitations, afin de définir leur seuil de rentabilité. Les exploitants disposeront ainsi d’un tableau de bord auquel se référer lorsqu’ils commercialisent leurs vins. Nous souhaitons proposer aux viticulteurs bergeracois des « schémas de développement gagnants », afin d’inverser la tendance de baisse des surfaces, des volumes et du nombre d’exploitants que nous subissons depuis dix ans.

La Vigne : Quand pensez-vous fournir les premiers résultats de cette étude ?
M.D. : Nous voulons pouvoir disposer de toutes les données en octobre-novembre prochain, pour le début de la campagne de vente.

La Vigne : Quelles solutions allez-vous proposer aux entreprises en difficulté qui ne parviennent pas à vendre correctement ?
M.D. : Des regroupements sont possibles pour commercialiser le vin. Les coopératives se sont associées pour vendre leur vrac au sein de la structure Bergerac vin. Que les indépendants s’organisent de la même façon pour avoir la même force ! Le vignoble est par ailleurs vieillissant. Il nous faudrait restructurer 2 000 ha entre 2013 et 2018 pour rajeunir le matériel végétal et relancer la production.

La Vigne : Comment investir dans le vignoble si les entreprises sont en difficulté ?
M.D. : Nous allons pouvoir bénéficier d’une aide de 11 500 €/ha pour la restructuration du vignoble, si nous déposons des demandes collectives, et 9 000 euros si les viticulteurs font leur demande individuellement. La profession viticole aquitaine s’est concertée pour proposer un plan collectif de restructuration pour les vignobles du Lot-et-Garonne, de Gironde et de Dordogne. Le conseil de bassin s’est réuni le 1er février et a validé la démarche.

D’ici le 15 février, le CIVRB embauchera un ingénieur pour expliquer aux viticulteurs comment bénéficier de ce dispositif, mais aussi des subventions à l’investissement et à la promotion export vers les pays tiers.

L’actualité du marché du vrac

Cette année, il aura fallu attendre le mois de janvier pour voir la campagne vraiment démarrer. Sur le cumul des douze derniers mois, l’activité est globalement rassurante mais le cours reste bas.

Malgré la baisse de récolte de 9 % enregistrée en 2012 et des stocks en recul à fin juillet, les prix du bergerac rouge n’atteignent même pas les 800 euros du tonneau (900 litres) sur les cinq premiers mois de campagne 2012-2013, soit moins de 89 €/hl. Alors que la situation semble bien s’arranger chez le voisin bordelais, les Bergeracois souffrent d’un manque de valorisation de leurs vins rouges.

Propos recueillis par Florence Jacquemoud

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