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Bordeaux La plus faible récolte depuis 22 ans

Publié le jeudi 28 novembre 2013 - 11h54

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Il s’agit de premières estimations, mais le milieu du vin bordelais est déjà en ébullition : la récolte de 2013 devrait être la plus faible depuis 1991, avec une chute de la production qui entraîne une tension sur les prix et un risque de pertes de marchés.

La faible production de 2013 est due au printemps pluvieux durant la floraison du cépage merlot. © P. ROY

La faible production de 2013 est due au printemps pluvieux durant la floraison du cépage merlot. © P. ROY

Selon ces premières estimations, les déclarations de récolte s’opérant entre le 25 novembre et le 10 décembre, la récolte 2013 se situerait aux alentours des 4 millions d’hectolitres (Mhl), soit près d’1,5 million de moins que la moyenne des vingt dernières années. Excepté 2008, où elle avait atteint 4,8 Mhl, il faut remonter à 1991, avec 2,6 Mhl, pour voir une récolte descendre sous les 5 Mhl.

Cette faible production est due au printemps pluvieux durant la floraison du cépage merlot, le plus répandu dans le Bordelais, ayant occasionné un petit nombre de grains sur les grappes. Des orages de grêle pendant l’été ont aggravé les choses pour les exploitations de 120 communes.

Une année compliquée

« La demande du négoce étant soutenue alors que les disponibilités sont faibles, il va y avoir une tension sur les vins d’entrée de gamme vendus dans l’année en vrac sur la place bordelaise », soit près de 50 % de la production sur les 112 600 ha des 60 appellations du Bordelais, explique Allan Sichel, le président de la Fédération des négociants en vin de Bordeaux.

« Ca va être une année très compliquée à la fois pour la viticulture et le négoce », estime aussi Xavier Coumau, le président du syndicat des courtiers de la Gironde et du Sud-Ouest.

Déjà, « sur les premières estimations de prix des millésimes 2012, il y a eu 20 % de hausse », a indiqué Xavier Coumau. Dès le mois d’août, des négociants ont effectué « des achats de précaution » en anticipant la faible récolte de 2013, et les viticulteurs ont gardé des lots « sachant qu’ils allaient manquer de vin », précise-t-il.

Le président du syndicat des courtiers craint également que le démarrage de la campagne 2013 se fasse « autour de 25 % de hausse ». En effet, alors qu’en octobre 2012, le prix du bordeaux rouge se vendait à 995 euros le tonneau, en octobre 2013, il se négociait à 1 208 euros le tonneau.

Une des conséquences de cette hausse est la très probable perte de marchés. « Beaucoup sont à prévoir, redoute Xavier Coumau. On le voit déjà sur des pays comme l’Angleterre, mais aussi auprès de la grande distribution en France qui va sortir des bordeaux premier prix des rayons. »

Un millésime moins qualitatif

« On risque de perdre des marchés à gros volume car on ne sera pas en mesure de les alimenter au prix des dernières années », confirme le négociant Allan Sichel. « Lors de la crise de 1991, lorsque les prix ont augmenté trop vite, les parts de marchés perdues n’ont pas été récupérées », souligne-t-il.

« Les prix ne doivent pas trop augmenter », abonde Philippe Abadie, le directeur du service entreprises de la chambre d’agriculture de Gironde. C’est d’autant plus vrai que « l’Espagne, l’Italie et même le Midi ont eu de bonnes récoltes ».

De plus, le millésime 2013, aux vins souples et très fruités, moins structurés et qualitatifs que les précédents vendus moins chers, va « être un handicap supplémentaire » selon Xavier Coumau. Même si, « une fois le vin posé, il n’est pas si minable que ça et qu’il y a de belles surprises ».

À Bordeaux, trois segments de marché se côtoient : les bordeaux en vrac vendus dans l’année, les vins de château vieillis en fûts, mis sur le marché deux ans après la récolte, et les grands crus qui représentent de 3 à 5 % du volume total.

Selon Xavier Coumau et Allan Sichel, la réaction ne sera pas la même dans ces trois segments. Le marché des grands crus se fait essentiellement sur la qualité du millésime, celui des vins embouteillés au château a son propre stock et peut compenser avec les futures récoltes, alors que sur le vrac, « c’est l’équilibre entre l’offre et la demande qui fait le marché ».

D'après AFP

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