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Bordeaux  Les leçons d’une journée à la neige

Publié le mercredi 19 février 2014 - 17h28

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Le Syndicat des Bordeaux et Bordeaux supérieur est allé à la rencontre des skieurs alpins. Antoine Artigue, viticulteur à Loupes, en Gironde, raconte ses journées pleines de surprises sur les connaissances des consommateurs.

Antoine Artigue (au centre, veste orange), viticulteur à Loupes, en AOC Bordeaux en Gironde, fait découvrir son appellation à un groupe de skieur à Val Thorens le 18 février.

Antoine Artigue (au centre, veste orange), viticulteur à Loupes, en AOC Bordeaux en Gironde, fait découvrir son appellation à un groupe de skieur à Val Thorens le 18 février.

Pour Antoine Artigue, 29 ans, faire du ski, c’est raté. Et pourtant il était à Val Thorens, en Savoie, les 17 et 18 février dernier. Les 19 et 20 février, il sera aux Ménuires. Pas question de prendre des vacances et de profiter du temps superbe pour descendre les pistes. Ce viticulteur a du pain sur la planche.

Le matin, il faut monter le village des Bordeaux et Bordeaux supérieur, à savoir deux barnums et une arche gonflable, au pied des pistes. Il faut installer les chaises longues, disposer les bouteilles et le matériel de dégustation. Le tout pour un top départ fixé à 13 h 30, heure à laquelle les skieurs font une petite pause.

SURPRISES

Antoine Artigue, qui dirige avec sa famille le château La Guillaumette, à Loupes, en Gironde, entre en piste. Il accueille les skieurs qui s’approchent. En quelques mots, il présente la propriété familiale, constituée de 35 ha qui produisent 2 000 hl en moyenne (60 % en moins pour la récolte 2013). Il évoque les circuits de distribution (60 % en bouteilles et 40 % en vrac).

« L’objectif n’est pas de s’appesantir sur ma propriété mais de faire découvrir notre appellation. Je leur explique ce qu’est une AOC, le vignoble bordelais, l’AOC Bordeaux et Bordeaux supérieur », indique-t-il. Et les surprises pleuvent. « Beaucoup imaginent qu’un cépage, c’est une marque ou une appellation. Ils ne font pas l’association entre merlot et cépage », découvre Antoine.

JEUX

Raison de plus pour convier les vacanciers à jouer. Au jeu du « nez du vin », par exemple, dont le but est de reconnaître des arômes présents dans le Bordeaux. Deux Anglais et deux Hollandais tentent leur chance. Deux équipes s’affrontent. Pas facile de reconnaître le cuir ou de bien distinguer le cassis. Et c’est encore plus compliqué avec le poivre.

Antoine parle anglais, mais son accent laisse à désirer. En voulant leur dévoiler l'arôme de poivre, les jeunes hollandais et anglais ont compris « paper », papier, et non « pepper ». Incompréhension, fous rires. Au final, ravis ils ont filé dans le stand à côté pour déguster.

Un couple de français, lui, s’est prêté au jeu des questions réponses. Là encore, la partie n’est pas facile. Quel est le pourcentage d’eau contenue dans un grain de raisin ? Trois choix sont proposés. Le couple a tout faux. Il fallait répondre 87 % ! Autre question : quelle quantité de raisin contient une bouteille de jus de raisin d’un litre ? Un, deux ou trois kilos de raisin ? La bonne réponse : deux kilos. Le couple va se réconforter en dégustant un Bordeaux supérieur.

UNE OPÉRATION QUI PREND DU TEMPS

« Aller au-devant des consommateurs en jouant le côté pédagogue et ludique, c’est vraiment intéressant, s’enthousiasme Antoine, qui reconnaît que cette opération de promotion prend du temps. S’il n’y avait pas mon père et mon frère à la propriété, je ne pourrais m’engager ainsi sur quatre jours, sans compter le déplacement. »

La première journée à Val Thorens, 350 vacanciers sont venus au village des Bordeaux. Le deuxième jour, la fréquentation a été moindre. La faute à un temps idéal pour aller skier. Après-demain, Antoine Artigue retournera à sa propriété. Le travail ne manque pas. Les primeurs ne sont pas loin.

Colette Goinère

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