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Bordeaux Un château veut sa propre appellation

Publié le mardi 29 janvier 2013 - 14h51

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Jean-Pierre Amoreau et son fils Pascal, à la tête du château Le Puy, situé à Saint-Cibard (Gironde), ont déposé un dossier auprès de l’Inao pour qu’une partie de leur vignoble actuellement en AOC Côtes-de-Francs passe en appellation Le Puy, AOC qu’ils souhaitent voir reconnaître. Leur manière de se battre contre « la standardisation des vins ».

Vouloir changer d’AOC ? La réclamation est rare. Pascal Amoreau, lui, espère bien arriver à ses fins. En août 2011, il a déposé un dossier auprès de l’Inao.

Le service juridique a jugé que sa demande pouvait être instruite. Sa demande ? Ni plus ni moins que de changer d’appellation pour une petite partie de ses vignes, à savoir 5 ha en AOC Côtes-de-Francs, sur les 50 ha que compte le domaine. La famille Amoreau voudrait voir passer ces 5 ha sous leur propre appellation, baptisée Le Puy. Les raisons ? « Notre terroir et notre vin ont une typicité singulière, qui nous différencie des côtes-de-francs habituels », indique Pascal Amoreau.

La propriété, dans la famille depuis 1610, est située à Saint-Cibard, point culminant du département de la Gironde, à 107 mètres d’altitude, sur le coteau des Merveilles. Depuis toujours, le château Le Puy (50 ha, 36 hl/ha et 80 % du chiffre d’affaires réalisé à l’export au travers de 35 pays) pratique l’agriculture biologique et la culture biodynamique.

« Nos pratiques œnologiques donnent une différence à nos vins et aussi une notoriété », confie Pascal Amoreau. Ainsi, la cuvée château Le Puy 2003 a été sacrée meilleur vin de tous les temps par un manga japonais !

Sauf que cultiver la différence peut avoir parfois un goût amer. « Il est arrivé que nos vins se retrouvent en vins de table. On ne correspondait pas au standard de l’appellation », indique-t-il. En revendiquant sa propre appellation, le château Le Puy jette un pavé dans la mare et dénonce des méthodes de dégustation trop uniformisées.

« Les dégustateurs de Quali-Bordeaux, organisme d’agrément, sont formatés à un goût. Il leur est demandé en amont de goûter un vin qui va servir d’étalon. Cette standardisation des vins n’est pas acceptable », regrette Pascal Amoreau.

En attendant, le dossier du château Le Puy suit son cours. Il contient notamment un rapport de 50 pages sur l’étude du sol de ces 5 ha élaboré par Claude Bourguignon, un expert indépendant très médiatique. Pour prétendre à une AOC, il faut impérativement démontrer la différence de produit et de sol.

Colette Goinère

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