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Droits de plantation Le ministre d'accord avec les professionnels

Publié le jeudi 30 août 2012 - 17h34

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Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a reçu les représentants de la production viticole et du négoce le 30 août. Il a annoncé la mise en place d’une plateforme commune avec les Italiens, les Allemands, les Espagnols et les Français pour défendre, auprès de la Commission européenne, le maintien des droits de plantation pour toutes les catégories de vins.

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, avec Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vin à FranceAgriMer. © Y. CAINJO/GFA

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, avec Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vin à FranceAgriMer. © Y. CAINJO/GFA

On dit souvent d’une première impression qu’elle est essentielle. Une chose est sûre, cette première rencontre entre le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll et les représentants de la profession viticole s’est bien passée. La conférence de presse organisée à l’issue de cette réunion s’est déroulée de manière détendue, sur le perron du ministère.

Et comme pour montrer la bonne entente entre le ministre et les représentants professionnels, Stéphane Le Foll a répondu aux questions des journalistes aux côtés de Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vin à FranceAgriMer.

Le ministre a d’abord annoncé « la mise en place d’une plateforme commune avec l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et la France » pour défendre les droits de plantation auprès de la Commission européenne. « Il reste deux groupes à haut niveau pour trouver une alternative à [leur] disparition », a rappelé Jérôme Despey. « Avec cette plateforme, nous espérons pouvoir recentrer les débats puisque nous allons montrer que les principaux pays producteurs de vins en Europe ont la même façon de voir les choses sur le sujet. »

À cette occasion, le ministre a affirmé qu’il fallait « maintenir les droits sur l’ensemble des segments de marché », à savoir les vins d’appellation, les vins à indication géographique protégée (IGP) et les vins sans IG.

La conférence de presse a été aussi l’occasion de réviser les prévisions de récolte. « La prochaine vendange devrait être en volume exceptionnellement basse », a déclaré le ministre. Et Jérôme Despey de confirmer : « Ce devrait être la plus petite récolte enregistrée depuis 1991 », laquelle année avait été fortement impactée par le gel.

Les dernières estimations citées par ces deux responsables font état d’une récolte 2012, « autour de 42,5 millions d’hl avec 12,1 Mhl attendus dans le Languedoc-Roussillon ». Pour Jérôme Despey, compte tenu des faibles volumes attendus, « il n’y a aucune raison pour que les marchés soient dans une situation difficile dans les mois à venir ».

Toute la filière viticole était représentée. © Y. CAINJO/GFAConcernant la région du Midi, qui doit faire face ces derniers mois à des retards de retiraison de la part du négoce, il a été convenu qu’il n’y aurait pas d’aide au relogement des vins mais que, d’ici quelques mois, un nouveau point sera effectué pour tenir compte des éventuelles « situations particulières de ceux qui auraient des problèmes de trésorerie ».

Autre sujet de satisfactions pour les professionnels viticoles : le ministre s’est déclaré prêt à défendre, dans le cadre de la Pac, le maintien d’une Organisation commune du marché (OCM) spécifique à la filière vin.

Enfin, la filière a pu exposer son inquiétude face à la rumeur selon laquelle un projet de taxation supplémentaire de la filière pourrait être envisagé dans le cadre de la prochaine loi de financement de la Sécurité sociale.

Le négoce se rallie à l’avis général

Interrogé à propos de la position défendue par le ministre sur le maintien des droits de plantation pour tous les segments de vin, Ghislain de Mongolfier, représentant des négociants en vin, a déclaré : « Nous sommes sur une position commune avec le reste de la filière. Toutefois, le terme de droit de plantation ne me paraît pas le plus approprié. Je préfère parler d’outils de régulation ou d’autorisation de plantation. Une chose est sûre, ce débat doit désormais avoir lieu au sein des interprofessions. »

À propos du lobby mené par la production viticole depuis plusieurs mois pour défendre le maintien des droits de plantation, le président de l’Agev (Association générale des entreprises vinicoles) fait le constat suivant : « Lors de la campagne présidentielle, tous les candidats à l’élection se sont déclarés favorables au maintien du système. » Et d’ironiser : « Le travail a été bien fait… Mais lorsque vous écoutez leurs discours, vous vous rendez compte qu’il y a eu une simplification à l’extrême du sujet. En gros, la fin des droits aurait été synonyme de perte de qualité des vins français. Croire cela est une erreur. »

Reste qu’à défaut de défendre position de plus en plus isolée, le négoce a préféré opérer un repli stratégique. « Désormais, production et négoce vont devoir réfléchir sur la façon de travailler ensemble pour gérer cet outil de régulation. »

A. A.

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