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Actualités viticoles

François Hollande au Salon de l’agriculture Le vin ne sera pas diabolisé

Publié le samedi 23 février 2013 - 13h47

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Lors de son passage sur le pavillon des vins au Salon de l'agriculture à Paris ce samedi 23 février, François Hollande a dit aux responsables professionnels viticoles qu'avec lui, il n'y avait pas à s'inquiéter : le vin ne serait pas diabolisé.

François Hollande s’est arrêté au pavillon des vins lors de sa visite au Salon de l’agriculture, à Paris, le 23 février 2013. © D. FRANJUS/CNIV

François Hollande s’est arrêté au pavillon des vins lors de sa visite au Salon de l’agriculture, à Paris, le 23 février 2013. © D. FRANJUS/CNIV

11 h 30, ce samedi 23 février. François Hollande quitte le pavillon des vins dans le hall 2 du Salon de l’agriculture. Jean-Louis Salies, président du CNIV et Jérôme Despey, président du conseil des vins de FranceAgriMer, sont ravis. Le président de la République s’est arrêté un quart d’heure sur le stand de la filière viticole. Ils se rappellent que l’an dernier, ils avaient dû se mettre en travers de la route de Nicolas Sarkozy pour pouvoir lui parler à la dérobée dans une allée du salon.

Avec François Hollande, rien de tel. Les responsables de la filière viticole avaient prévu de lui faire déguster trois accords mets et vins : un saint-aubin premier cru (bourgogne blanc) avec une bouchée de bar agrémenté d’un copeau de truffe, un côtes-de-provence Lalonde rosé avec des légumes grillés et un grenache côtes catalanes rouge avec une brochette d’agneau. Le Président s’est volontiers prêté au jeu, s’asseyant au bar du pavillon des vins.

Au départ, il a attentivement écouté les explications du sommelier Étienne Laporte. Puis Jean-Louis Salies est intervenu : « Il ne faut pas diaboliser le vin ». « Avec moi, ne vous inquiétez pas », lui a répondu François Hollande.

Jérôme Despey lui a alors expliqué l’engagement de la filière en faveur de la consommation responsable. François Hollande a encouragé la filière à poursuivre dans cette voie constatant que « plus on éduque au vin, moins on consomme de manière frénétique ».

François Hollande s’est arrêté au pavillon des vins lors de sa visite au Salon de l’agriculture, à Paris, le 23 février 2013. © D. FRANJUS/CNIVFrançois Hollande s’est arrêté au pavillon des vins lors de sa visite au Salon de l’agriculture, à Paris, le 23 février 2013. © D. FRANJUS/CNIV

Lorsque François Hollande est arrivé sur le stand, quelques minutes plus tôt, Jérôme Despey lui a rappelé que la viticulture embauche alors qu’elle pèse déjà 140 000 emplois directs et 800 000 emplois indirects. Le président de la République a acquiescé : « Le vin est un secteur d’avenir. Les pays émergents le découvrent. J’ai pu le constater lors de mon récent voyage en Inde : ils vont organiser un festival du vin à Bombay ».

Avant cela, Stéphane Le Foll, a promis une « bonne surprise » pour la viticulture dès lundi. À quoi le ministre de l’agriculture a-t-il fait allusion ? Certains croient savoir qu’il obtiendra l’accord de ses collègues européens lors du Conseil des ministres du lundi 25 février, que la viticulture sera exclue des droits à paiement direct, ce qui lui permettra de conserver son programme d’aide spécifique à l’investissement, à la restructuration et à la promotion.

Une visite et des paroles qui ont ravi Jean-Louis Salies et Jérôme Despey, les deux principaux responsables professionnels du comité d’accueil du président de la République, composé d’une dizaine de personnalités.

« Le Président a pris le temps de s’arrêter autour d’un verre. Il reconnaît que la viticulture est un secteur qui compte, qu’elle a besoin d’un outil de régulation des plantations, que l’on peut consommer de manière responsable et qu’il faut préserver une OCM spécifique », retient Jérôme Despey.

« Il a parlé du développement du vignoble, fait qu’il fallait continuer à installer des gens et à développer la diversité de nos productions », résume Jean-Louis Salies.

La filière ne demande pas mieux.

Bertrand Collard

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