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Actualités viticoles

Exportations en Chine L’urgence de l’enregistrement

Publié le mercredi 10 juillet 2013 - 15h14

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En Gironde, 4 000 à 5 000 viticulteurs, coopératives et négociants sont concernés par la procédure antidumping engagée par la Chine à l’encontre des vins européens. Pour éviter une surtaxation, ils doivent se faire enregistrer avant le 12 juillet. À l’interprofession, le standard est au bord de l’explosion.

Pour pouvoir continuer à bénéficier d’une taxation avantageuse à l’exportation de vin en Chine, les formulaires des autorités chinoises doivent être rendus le 12 juillet. © A. HOFFORD/SINOPIX-REA

Pour pouvoir continuer à bénéficier d’une taxation avantageuse à l’exportation de vin en Chine, les formulaires des autorités chinoises doivent être rendus le 12 juillet. © A. HOFFORD/SINOPIX-REA

« En une journée, nous avons reçu près de 200 appels téléphoniques sur le sujet, auxquels s’ajoutent 400 mails, indique Sara Lesage, chargée de la communication au Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB). Cinq personnes travaillent à temps plein pour répondre aux questions des opérateurs. »

La cause de cette effervescence : les formulaires à remplir pour s’enregistrer auprès des autorités chinoises pour pouvoir continuer à exporter du vin en Chine. « La procédure est essentielle. Sans elle, les opérateurs risquent de se voir appliquer des surtaxes », précise la jeune femme.

Les formulaires des autorités chinoises étant rédigés en chinois, il a d’abord fallu les traduire. Ce travail a été effectué au niveau national en concertation avec la Fédération des exportateurs de vin (FEVS) et le Comité national des interprofessions de vins (Cniv).

Qui doit remplir ces formulaires ? « Les négociants, certes, mais aussi les producteurs, qu’ils soient directement exportateurs ou qu’ils vendent leurs vins à un négociant qui exporte en Chine, poursuit Sara Lesage. Dans le Bordelais, on estime que 4 000 à 5 000 viticulteurs, coopératives et négociants sont potentiellement concernés. »

En soi, une foi traduite, la procédure n’est pas trop compliquée. « Il faut remplir quatre formulaires avec, à chaque fois, les références de l’entreprise et une estimation des volumes et de la valeur du vin exporté par l’entreprise en Chine en 2012 », explique Sara Lesage.

En revanche, le vrai casse-tête, c’est la rapidité avec laquelle il faut réagir. Les formulaires ont été envoyés en début de semaine et doivent être rendus à l’interprofession ce vendredi 12 juillet au plus tard. Ce délai très court est imposé par les autorités chinoises. « Le 20 juillet, c’est la deadline ! avertit Sara Lesage. Tout doit être remis à la Chine à cette date. Avant cela, les dossiers doivent transiter par un cabinet juridique à Bruxelles qui doit traduire le tout et s’assurer de leur conformité. »

Les Chinois devraient ensuite piocher parmi l’ensemble des opérateurs européens référencés une centaine de candidats qu’ils soumettront à une enquête plus approfondie. « Toutes les entreprises françaises retenues seront encadrées par un même cabinet juridique et épaulées par les instances nationales et locales professionnelles », assure-t-on au CIVB.

Gertrude Pouzet (à gauche), assistante administrative du château Andron, 35 ha, à Civrac-en-Médoc (Gironde).Gertrude Pouzet, assistante administrative du château Andron, 35 ha, à Civrac-en-Médoc (Gironde)

« Une matinée de travail et beaucoup de stress »

« Nous vendons de l’AOC Médoc en vrac à des négociants bordelais. Le vin est mis en bouteille au château, par le négoce, puis une partie est exportée en Chine. L’une des maisons avec laquelle nous travaillons nous a indiqué que nous étions concernés par la procédure d’enregistrement. Du moins si l’on voulait continuer à bénéficier de taxes moindres… L’interprofession nous a fait parvenir les formulaires par internet en début de semaine. Pour les remplir, nous nous basons sur la déclaration de récolte et sur notre bilan comptable. Il faut ensuite faire les bons calculs. Concrètement, cela m’a pris un peu plus d’une matinée de travail. Ce qui est stressant, c’est le peu de temps dont nous disposons. Les formulaires doivent impérativement être renvoyés pour vendredi. En clair, il faut travailler vite et bien. Ce qui nous inquiète aussi, c’est la précision de certains chiffres à communiquer, notamment la valeur de nos expéditions. J’espère que ces informations seront utilisées à bon escient. »

Aurélia Autexier

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