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Actualités viticoles

Languedoc  Trois semaines d’avance pour le débourrement

Publié le jeudi 13 mars 2014 - 08h44

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Conformément aux prévisions, le débourrement commence dans la quasi-totalité du vignoble languedocien avec trois semaines d’avance sur l’an dernier. Les viticulteurs doivent d’ores et déjà penser aux traitements contre l’excoriose.

« La vigne a commencé à débourrer dans la plus grande partie du vignoble. Nous en sommes au stade B : le bourgeon gonfle, les écailles s’écartent et la bourre apparaît. La douceur hivernale a gommé les différences entre secteurs précoce et tardif, mais c’est dans l’Hérault que nous observons la plus grande précocité », constate Jacques Rousseau, responsable des services viticoles à l’ICV.

Certains secteurs sont cependant moins avancés. « Dans les Terrasses du Larzac et la région de Montpeyroux, la vigne pleure mais le débourrement n’a pas encore commencé », témoigne Pascale Rivière, vigneronne à Montpeyroux (Hérault).

DÉMARRAGE PRÉCOCE ANNONCÉ

Ce démarrage précoce de la vigne avait été annoncé. Il résulte des températures exceptionnellement douces enregistrées depuis le début de l’année : dans l’Hérault, elles dépassent de 2°C les normales saisonnières.

Conséquence : les traitements devront donc être anticipés. « Suite à l’hiver très pluvieux de l’an dernier, il y a beaucoup d’excoriose. Les viticulteurs doivent d’ores et déjà se préparer à réaliser le traitement qui doit intervenir au stade pointes vertes. Ce stade sera atteint avant la fin du mois, il faut donc penser à acheter les produits et à préparer le matériel pour être en mesure de traiter d’ici quinze jours », soutient jacques Rousseau.

SÉCHERESSE

Autre caractéristique de cette année atypique, la sécheresse très marquée dans tout l’ouest de l’Hérault et l’est Minervois. Les réserves hydriques du sol sont en déficit de 50 % par rapport à une année normale. « Il y a un signe qui ne trompe pas, confirme Jacques Rousseau, la vigne a commencé à débourrer sans avoir pleuré. C’est un signe de rationnement hydrique. »

Cette précocité est conforme aux prévisions calculées par l’association climatique de l’Hérault, la chambre d’agriculture et l’ICV. Ces organismes calculent l’indice de Pouget, basé sur la somme des températures journalières positives à partir du 1er janvier. Au 28 février, cet indice indiquait une date de débourrement potentiel avec vingt jours d’avance sur les millésimes 2010 et 2013 et huit à dix jours par rapport à 2011. Ce qui s’est produit.

 

Michèle Trévoux

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